Astuces pour bien vivre le mal du pays

Les premiers mois de vie à l’étranger peuvent être les plus compliqués et décisifs. Il est dit que le mal du pays se ressent au cours des trois premiers mois. Passé ce délai, soit la personne dépasse ce sentiment, soit il reste présent. Alors en général, les trois mois suivants, la décision de rester ou bien de partir, est prise. Mais parfois, il n’y a pas d’autres choix que de rester. Alors pour dépasser ce mal du pays, des astuces peuvent être les bienvenus.

Pourquoi ressent-on le mal du pays ?

Le mal du pays est un sentiment de nostalgie qui peut apparaître lorsqu’on passe du temps loin de chez soi. Cela s’explique par un manque ressenti de son domicile, de ses proches et de ses habitudes. Les différences de culture, de traditions, de langues, et l’absence de soutien de sa famille ou de ses amis sont parfois source de repli sur soi et d’isolement. Il est plus difficile d’être soi-même dans un nouvel environnement, et autour de soi, personne ne semble comprendre le malaise. La période d’adaptation est aussi une période de changement. On gagne de nouvelles choses, mais on en perd au passage. Plus on a l’habitude des nouvelles expériences et de sortir de sa routine, plus l’adaptation se fera en douceur. Mais le manque peut tout de même être pesant. Si le mal du pays se prolonge et que les différences avec le nouveau pays sont vraiment trop importantes, un sentiment de déprime peut s’installer.

Comment dépasser ce sentiment de mal du pays ?

  • Prendre conscience de la différence de culture avant de partir : plus elle sera lointaine de sa culture d’origine, plus l’intégration sera complexe.
  • Ne pas s’isoler : rencontrer de nouvelles personnes, connaître des personnes sur place avant son arrivée, côtoyer des personnes de la même nationalité que soi, peuvent aider à s’intégrer.
  • Rester en contact avec ses proches : leur parler, exprimer ses ressentis, ne pas garder ses émotions pour soi, permet de passer plus facilement la période d’adaptation.
  • Emporter un peu de son pays d’origine avec soi : recréer un cocon, trouver de la nourriture qu’on aime, des livres, des objets, des vêtements qui rappellent son pays,…
  • Ne pas hésiter à consulter un spécialiste si le malais s’installe, et que vous n’avez personne à qui parler.
  • Se monter patient avec soi-même : s’adapter à un nouveau pays demande du temps. Le changement amène à passer par différentes étapes, notamment celle du deuil symbolique. Accepter ses émotions et ses coups de blues, pour mieux rebondir par la suite.
  • Trouver de nouvelles activités, et mettre en place une nouvelle routine : rester actif, faire la liste des choses qu’on aime dans le nouveau pays.
  • Avoir des objectifs : des activités que l’on souhaite faire, des projets pour les prochaines semaines ou mois, des envies de visites, de voyages, trouver un travail qui vous plaît ou bien développer de nouvelles compétences ou hobbies.
  • Rester positif : se concentrer sur le meilleur et être reconnaissant de cette nouvelle expérience dans sa vie. Noter ce que vous apprenez de nouveau, comment vous allez pouvoir évoluer, et les bénéfices que vous allez retirer d’une telle aventure. Ne pas tout le temps faire des comparaisons avec son pays natal et éviter le, « c’était mieux avant ».
  • Savoir qu’on n’est pas seul dans cette situation : vous seriez surpris de connaître le nombre de personnes qui expérimente le mal du pays, et qui comme vous, aimerait s’intégrer et faire de nouvelles rencontres.
  • Être actif pour s’intégrer : apprendre la langue de son nouveau pays, rencontrer des locaux, comprendre les traditions, et s’intéresser à la culture.

Le mot de la fin

Si malgré tous vos efforts, les mois s’enchaînent, et vous ne parvenez pas à dépasser votre mal du pays, peut être que la raison est justifiée. Certaines cultures et pays correspondent davantage à un type de personnes qu’à un autre. Il est possible de ne jamais parvenir à s’intégrer, et il n’y a pas de honte à cela. Il serait alors intéressant de réfléchir à d’autres possibilités, ou de connaître l’exacte durée de votre séjour. Si par exemple vous avez suivi votre conjoint (e), vous pouvez vous rapprocher de la communauté des expatriés, et mettre en place des stratégies pour recréer votre cocon comme à la maison.

Mais je vous rassure, dans la plupart des cas, ce sentiment n’est que passager. Une fois la période d’adaptation de plusieurs semaines ou mois passée, les personnes prennent de nouvelles habitudes et s’épanouissent dans leur pays d’accueil.

J’espère que cet article vous aidera à comprendre et à dépasser le sentiment de mal du pays. Je vous souhaite une belle intégration et de beaux séjours, pour découvrir la richesse du monde, et je vous dis à bientôt dans un prochain article.

Kelly Anaeh 🕊

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