Être enceinte en Nouvelle-Zélande

En novembre 2019, après un retard de règles, j’apprenais le début de ma grossesse. Nous commencions à parler bébé, mais seulement pour l’année suivante. Finalement, ce petit gars a décidé que le moment était le bon, et nous nous en sommes accommodés avec plaisir. Habitant déjà en Nouvelle-Zélande et étant en pleine préparation de mariage, il a semblé évident que notre enfant naisse dans ce pays. Cela a donc été le début des découvertes sur la grossesse, et des particularités de son suivi dans un pays anglophone.

La Nouvelle-Zélande fait partie des pays qui considère la grossesse comme un événement naturel dans la vie d’une femme. De ce fait, le suivi d’une grossesse sans complication se fait par une sage-femme. Il est possible de demander à un médecin obstétricien de faire ce suivi, mais dans ce cas les frais ne sont pas pris en charge. Quant au médecin gynécologue, son rôle est uniquement celui de spécialiste, consulté en cas de problème gynécologique.

Dans un parcours classique, une femme enceinte en Nouvelle-Zélande qui ne rencontre aucun problème ne passe que deux échographies : La première échographie de datation autour de 12 semaines d’aménorrhée et une seconde échographie morphologique atour de 20 semaines d’aménorrhée. L’échographie du troisième trimestre ne se fait qu’en cas de doute de la sage-femme, sur le bon déroulement de la grossesse.

En ce qui concerne les prises de sang, un bilan sanguin est effectué au cours du premier trimestre. Par la suite, un test sanguin est couplé à l’échographie des 12 sa pour détecter de potentielles anomalies. Enfin, vers 28sa, au début du troisième trimestre, une nouvelle prise de sang permet de détecter la présence d’anti-corps indésirés et de vérifier le taux de fer dans le sang, pour éviter les risques d’anémie. En même temps, est réalisé le test du glucose pour éliminer les risques de diabète gestationnel. Donc, au cours d’une grossesse sans complication, il est possible de se rendre au laboratoire que trois fois.

Quant au suivi par la sage-femme, il se fait très différemment. Une fois par mois, nous rencontrons notre sage-femme pour faire le point sur la grossesse durant une trentaine de minutes. C’est un échange verbale, où elle explique les différentes étapes de la grossesse et nous donne des informations sur les éventuels tests à effectuer. À partir du deuxième trimestre, elle écoute le cœur du bébé, grâce à un doppler fœtal. Puis à partir du troisième trimestre, elle mesure l’utérus dans sa longueur régulièrement, pour s’assurer que le bébé se développe bien. Également, un test urinaire est effectué directement dans le cabinet de la sage-femme, pour vérifier qu’il n’y a pas de protéine dans les urines, signe d’infection et de potentielles complications. Hormis cela, la prise de poids de la maman n’est pas le principal intérêt, et n’ai demandé que très rarement. Enfin, il n’y a pas de suivi gynécologique, lorsque la maman ne présente aucuns antécédents ou risques à ce sujet.

Ayant une grossesse normale et étant suivie par une sage-femme, je trouve cet accompagnement très respectueux de la femme. Je n’ai pas éprouvé le besoin de faire davantage d’examens, et apprécie le côté non-intrusif du monde médical. Cela me permet de vivre plus sereinement ma grossesse.

Voilà pour ce qui est des aspects pratiques et médicaux concernant une grossesse en Nouvelle-Zélande. Si vous avez des questions, ou souhaitez réagir à ce qui écrit, n’hésitez pas à me laisser un commentaire.

Je vous retrouve prochainement dans un nouvel article, pour aborder les aspects de préparation à l’accouchement, et évoquer plus en profondeur mon ressenti.

Kelly Anaeh 🕊

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