Le voyage initiatique : Le travail intérieur 4/9

Le voyage initiatique : Le travail intérieur 4/9

Ayant accepté l’aide qui se présentait à nous, le travail de fond ne fait que commencer. Nous allons devoir nous battre contre notre pire ennemi : nous-même.

Nous avons grandi en nous forgeant une quantité de croyances. Notre perception de la réalité a été influencée par notre entourage, notre environnement, nos relations. En réaction à notre vécu, des schémas de pensées se sont cristallisés dans notre cerveau. Ces croyances et comportements qui en découlent ont pu nous protéger durant l’enfance. Mais une fois l’âge adulte atteint, c’est exactement cette même perception de la réalité qui vient bloquer notre évolution.

« Rien ne vous emprisonne excepté vos pensées, rien ne vous limite excepté vos peurs et rien ne vous contrôle excepté vos croyances », Marianne Williamson

Dans la métaphore de Joseph Campbell*, le héros doit faire face à un gardien pour franchir les portes de son aventure. Un géant malodorant, un chien à trois têtes, souvent un animal fantastique et effrayant, qui symbolise le gardien de notre inconscient. La lutte représente notre lutte intérieure contre notre égo, qui veille prudemment à conserver les portes de notre inconscient fermées.

C’est au centre même de cet inconscient qu’ils nous font plonger pour comprendre les mécanismes que nous avons mis en place. À ce stade, nous cherchons avant tout à mettre le doigts sur les croyances qui nous limitent. Elle sont issues de blessures que chaque enfant va vivre à différents stades de développement.

Quelles sont donc ces blessures ?

Ce ne sont pas des blessures physiques mais des blessures psychiques, plus particulièrement des blessures de l’égo. Elles existent au nombre de cinq : la trahison, l’injustice, l’humiliation, le rejet et l’abandon. Nous les portons toutes en nous plus ou plus profondément. Leur présence influencerait jusqu’à notre corps physique. Aussi, en observant une personne, nous pourrions définir quelle blessure est le plus ancrée en elle. Généralement, une ou deux blessures vont être plus importantes, les autres peuvent apparaître de manière plus superficielle. Ces blessures vont nous amener à porter un masque pour nous protéger. Ce masque définit un certain type de personnalité et de comportement. Ils sont également au nombre de cinq : le fuyant, le dépendant, la masochiste, le contrôlant et le rigide.

La connotation plutôt négative de ces blessures et masques m’ont rebutée de prime abord. Pourtant, je me suis rapidement reconnue dans ces différents portraits, plus particulièrement dans celui du masochiste. Partant de ce constat, je me questionnai sur les aspects positifs à retirer. Je découvris alors que ces blessures vont être notre guide tout au long de notre évolution. Elles permettent de mettre le doigt sur ce qu’on doit travailler en nous pour en faire notre force.

Le gardien / égo terrassé, nous pouvons entrer dans notre inconscient en faisant tomber notre masque. Campbell parle du voyage dans le ventre de la baleine pour le symboliser. La baleine est connue comme la mémoire de l’humanité et la mère du monde. Le ventre renvoie à la notion de conception, à l’enfant. Être dans le ventre de la baleine amène à être au centre de nos mémoires, présentes depuis notre conception. 

Durant cette phase, notre réalité est en gestation, nouvellement créée. L’obscurité sera présente le temps d’y apporter la lumière de la compréhension. Changer nos croyances peut amener de la résistance. En effet, opérer un changement amène une phase de deuil de notre « ancien moi » et le reconnaître sera le premier pas pour avancer.

N’ayons plus peurs de nous-mêmes et laissons-nous guider vers le chemin de l’introspection. Une étape indispensable pour avoir un nouveau regard sur l’épreuve que nous traversons. Nos blessures nous montrent le chemin, tel un fil rouge à suivre pour rejoindre notre destinée.

🕊  Si vous souhaitez témoigner, n’hésitez pas à m’envoyer un mail pour me raconter votre propre expérience 🕊

 

* Campbell, J. (1975). The Hero with a Thousand Faces. London, Great Britain : Ed ABACUS



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