Se préparer à accoucher en Nouvelle-Zélande

Comment les femmes se préparent-elles à accoucher en Nouvelle-Zélande ? Quelles sont les options possibles pour donner la vie ? Je vous explique tout cela dans cet article et vous parle de notre propre expérience.

Une des premières choses qui intéressent les futurs parents est la durée de la grossesse. Chose surprenante, celle-ci varie d’un pays à l’autre. Alors qu’en France, il est compté 41 semaines d’aménorrhée, dans la majorité des pays anglo-saxons et autres pays d’Europe, le terme de la grossesse est estimé à 40 semaines d’aménorrhée. Une semaine qui peut faire toute la différence lorsque bébé choisit de rester plus longtemps que prévu au chaud.

Au cours du troisième trimestre, il est recommandé de suivre des cours de préparation à la naissance et aux premiers jours de vie du bébé. Ces cours en Nouvelle-Zélande se font, en général, en trois sessions de 2h, au cours desquelles sont abordés des sujets comme les étapes et le déroulement de l’accouchement, les moyens de gestion de la douleur, les complications, le fait de devenir parents, l’allaitement, et les premiers soins de bébé. Il existe différents organismes en capacité de délivrer ces cours, certains sont gratuits, d’autres payants. Pour notre part, nous avons choisi la version gratuite. En temps normal, une visite de la maternité est également proposée.

Nous pouvons dire qu’après ces plus de six heures d’informations et d’échanges avec des sage-femmes, nous nous sentions bien préparés. Cela est un facteur à ne pas négliger pour se sentir confiant et serein face à l’arrivée de bébé. Plus nous avons d’informations, plus nous pouvons être acteurs et prendre des décisions en conscience lorsque c’est nécessaire. Nous avons ainsi appris que nous avions notre mot à dire à chaque intervention médicale. Le personnel soignant se doit d’expliquer les avantages et inconvénients des pratiques qui impactent le déroulement naturel de l’accouchement. Les parents sont libres alors d’accepter ou de refuser ce qu’ils jugent contraire à leur volonté.

Cela dit, l’allaitement et les accouchements naturels sont des options favorisées en priorité et soutenues par le cadre médical. Aussi, les salles de naissance de l’hôpital sont systématiquement équipées de baignoire pour accoucher dans l’eau, et d’accessoires pour gérer les contractions, comme des ballons, ou des suspensions. Les femmes sont libres de choisir la position dans laquelle elle souhaite accoucher. La sage-femme s’adapte aux demandes, tant que la santé du bébé et de la maman le permet.

Bien que restant une minorité, les accouchements à domicile sont soutenus et pris en charge par le gouvernement. Il existe par ailleurs, des centres de naissance, pour les femmes souhaitant accoucher naturellement. Ces deux options ne permettent pas d’interventions médicales. Donc en cas d’urgence, de césarienne ou si vous choisissez d’avoir une péridurale, les accouchements se font à l’hôpital.

En ce qui nous concerne, nous avons choisi de donner naissance à l’hôpital, beaucoup plus proche de notre domicile que le centre de naissance. Quant à un accouchement à la maison, nous ne nous sentions pas assez confiants pour un premier enfant. Nous favorisons un accouchement naturel, et apprécions d’avoir accès à des équipements qui le permettent au sein de la maternité.

Enfin, un cours spécifique de préparation à l’allaitement est accessible gratuitement au sein de l’hôpital. Je pourrais vous en parler plus longuement dans un article consacré à la vision de l’allaitement en Nouvelle-Zélande.

En attendant, je vous remercie d’avoir lu cet article jusqu’au bout. J’espère qu’il vous sera utile. Si vous avez des questions, n’hésitez pas à me laisser un commentaire. À bientôt !

Kelly Anaeh 🕊

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