Vivre en Nouvelle-Zélande

Dans cet article, je souhaite vous présenter les particularités de la vie en Nouvelle-Zélande. Si vous êtes curieux de la vie à l’étranger, ou si vous êtes intéressé par ce pays et vous demandez s’il est fait pour vous, vous pourrez trouver des premières réponses. Attention, cela n’est que mon avis, donc vous pouvez ne pas être d’accord, ou avoir vécu une toute autre expérience dans ce pays. Si c’est le cas, partagez votre ressenti en commentaire.

Vivre en Nouvelle-Zélande, c’est :

  • Habiter sur une île : ou plutôt deux îles, reliées par un ferry. Peu importe votre direction, vous finirez par rejoindre l’Océan. Depuis la pointe de l’île du Nord à l’extrémité de l’île du sud, la distance se situe autour de 2000 km et se parcourt en 30 h de voiture. Les trajets semblent réduits, et la connexion à l’océan une évidence.
  • Habiter dans un pays où il y a plus de moutons que de personnes au mètre carré : là où le nombre d’habitants s’approchent des 5 millions, le nombre de moutons côtoie les 30 millions. Cela veut dire que la majorité du pays est recouverte de larges pâturages, au milieu desquels jaillit de temps à autre une maison. Il n’est pas rare de parcourir de longues distances, sans croiser une âme.
  • Cohabiter avec les mouvements de la Terre : sujette au déplacement des plaques tectoniques, il n’est pas rare de sentir la Nouvelle-Zélande bouger sous nos pieds. Du simple petit tremblement à la vraie secousse, il n’y a qu’un pas. Lorsque c’est nouveau, cette sensation est très étrange. Elle nous fait perdre nos repères, et remet en question notre sentiment de sécurité. Lorsque la terre bouge, nos fondations sont ébranlées. Puis, on finit par s’y habituer et se rassurer en considérant ces mouvements comme une nouvelle norme. Finalement, cela nous montre que la Terre est vivante, qu’elle respire. Sa présence marquée impose le respect et nous rappelle que nous devons en prendre soin.
  • Habiter dans un pays proche de la nature : absence d’installations nucléaires, exploitation des énergies renouvelables, protection de l’environnement. Sans être parfaite, la Nouvelle-Zélande s’engage et les habitants possèdent un fort intérêt pour les questions environnementales. La nature très présente, les conditions climatiques, et la disposition géographique du pays créent un lien qu’il est impossible de nier.

Mais vivre en Nouvelle-Zélande, c’est aussi :

  • Revoir sa notion de grande ville : Wellington est la capitale la moins polluée au monde, grâce, entre autres, à sa faible population, autour de 200 00 habitants. Auckland avoisine les 1,6 million d’habitants, et Christchurch, deuxième plus grande ville, se rapproche des 400 000 habitants. La particularité de ces villes est de s’étendre, et d’avoir un centre-ville plutôt restreint. La vie citadine néo-zélandaise est donc bien différente de celle européenne par exemple. Offrant de l’espace et un accès à l’océan, elle est à l’image du pays. Pour les amoureux des grandes villes, c’est un changement radical.
  • Connaître ses priorités : la Nouvelle-Zélande, c’est l’appel du grand air, mais pas celui du porte-monnaie et du shopping. En effet, le choix des magasins pour soi ou pour la maison peut vite être restreint. Par ailleurs, les prix peuvent vite augmenter lorsqu’on recherche de la qualité ou de l’original. Les après-midi shopping ne sont donc plus une priorité. Lorsqu’on est habitué à un choix large de marques, de prix, et de modèles, l’achat de nouveaux vêtements, meubles, ou autres équipements peut devenir un casse-tête.
  • Voyager différemment : Fini les virées d’un week-end à Londres, Prague, ou Barcelone. Pour voyager hors de la Nouvelle-Zélande, il faut compter minimum 4 h d’avion, vers l’Australie ou les îles Fidji. Les escapades le temps d’un week-end ne peuvent donc que se faire au sein du pays. Pour les vacances d’une semaine ou de deux, il est préférable de choisir les îles voisines. Les distances sont tellement grandes que pour découvrir d’autres parties du monde, il faut davantage de temps, ainsi qu’un tout autre budget.
  • Expérimenter l’isolement : l’emplacement de la Nouvelle-Zélande dans le monde, le peu d’habitants et la vie sur une île font que l’on peut rencontrer un sentiment d’isolement. D’autant plus, si comme moi, vous êtes venu sans famille, ni amis sur place. Je pense que cet isolement fait partie des raisons pour lesquelles certaines personnes ressentent le mal du pays, ou bien vive mal leur expérience ici. Heureusement, grâce à internet et aux réseaux sociaux, les contacts avec l’extérieur sont faciles. Mais de nombreux endroits du pays sont si isolés que la connexion ne passe pas. Et en cas de coup de blues, on ne peut pas sauter dans un avion. Il faut donc composer avec cette dimension, parfois inhérente au voyage, et surtout être patient avec soi-même, le temps de rencontrer de nouvelles personnes et de tisser de nouveaux liens.

Vous l’aurez compris, comme pour chaque pays, vivre en Nouvelle-Zélande possède des avantages et des inconvénients. Je dirais que chaque pays correspond à un type de personne et de personnalité différente. Si vous aimez les espaces, la nature, n’avez pas peur d’être seul et n’êtes pas dépendant de la vie citadine, vous pourriez apprécier y vivre. Sinon, le temps d’un voyage sera suffisant, et vous serez d’autant plus content de retrouver votre confort de vie en rentrant.

J’espère que cet article vous aura plu. N’hésitez pas à laisser un commentaire ou à me poser des questions si vous en avez. Je vous retrouve très vite dans un nouvel article.

Kelly Anaeh 🕊

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